Déambulateurs et cannes : des alliés essentiels face au risque de chute
12 janvier 2026
Avec les années, certaines fonctions corporelles s’altèrent naturellement :
Face à ces facteurs, de nombreuses personnes âgées adoptent naturellement une démarche plus lente et hésitante, ce qui n’élimine pas le risque. C’est là que les aides techniques, comme les cannes et déambulateurs, deviennent précieuses.
Les aides à la marche offrent un soutien mécanique supplémentaire, mais ce n’est pas leur seule utilité. Elles modifient la posture, le rythme de marche et – bien utilisées – apportent du confort et de l’assurance, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Une étude publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society a montré que l’utilisation régulière d’un déambulateur peut réduire de 25% le risque de chute chez les personnes dont l’équilibre est compromis (source).
Le choix dépend du niveau de mobilité et des besoins de chaque personne. Voici quelques critères, basés sur les recommandations de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) et des ergothérapeutes :
| Besoin | Canne | Déambulateur |
|---|---|---|
| Soutien occasionnel, douleur légère | Oui | Non |
| Faible équilibre sur les deux côtés | Non | Oui |
| Possibilité de transport d’objets, courses | Limitée | Oui (panier ou plateau intégré) |
| Besoins en intérieur uniquement | Oui | Oui (modèles étroits) |
| Besoins en extérieur, longues distances | Non recommandé | Oui (avec roulettes) |
Conseil supplémentaire : une évaluation par un professionnel (médecin, ergothérapeute) est vivement recommandée avant tout achat. Près d’1 canne sur 3 en France n’est pas adaptée à la taille ou au besoin de son utilisateur (Pour-les-personnes-agees.gouv.fr).
Le simple achat de l’aide à la marche ne suffit pas ! Pour être efficace et prévenir réellement les chutes, il est essentiel que la personne :
Une erreur fréquente : utiliser la canne du côté du membre non-dominant ou mal régler sa hauteur. Selon la Haute Autorité de Santé, une canne trop basse ou trop haute augmente le risque d’accident (HAS).
Bon à savoir : lors de l’achat, les pharmacies ou magasins spécialisés proposent souvent démonstration ou essai. Ne pas hésiter à réclamer ce service !
Selon l’Assurance Maladie (ameli.fr), l’installation d’une aide à la mobilité adaptée (canne, déambulateur, cadre de marche) permettrait de :
Les conséquences d’une chute sont lourdes : 9 000 décès par an liés à une chute accidentelle chez les plus de 65 ans en France (INSEE). Tout ce qui réduit ce risque doit donc être envisagé dès la première alerte (petits déséquilibres, vertiges, difficulté à enjamber un obstacle).
Une aide à la marche n’est réellement efficace que si l’environnement est sécurisé :
La MSA (Mutualité Sociale Agricole) affirme que les risques de chute diminuent de 45 % quand l’aide technique est combinée à un aménagement du domicile (MSA).
Santé publique France rappelle qu’il ne faut pas attendre une chute grave pour adopter une canne ou un déambulateur. Les premiers signes d’alerte :
Impliquer l’entourage et solliciter l’avis de professionnels (médecins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes) sont des étapes clés pour accompagner le changement, lever les éventuelles réticences, et éviter la stigmatisation qui entoure encore, parfois, ces dispositifs d’aide.
Voici quelques conseils concrets pour intégrer une canne ou un déambulateur sans appréhension et sécuriser le parcours de mobilité :
Canne ou déambulateur ne sont pas un aveu de faiblesse, mais l’expression d’un choix responsable : celui de rester autonome, sécurisé, et de préserver au maximum sa liberté de mouvement. Adapter ses habitudes, son équipement et son environnement, c’est aussi offrir – à soi ou à ses proches – la possibilité de continuer à vivre chez soi, en confiance.
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